Retour sur le travail terrain d’Ariane Veillette-Lebrasseur – Été 2024
novembre 18, 2024Ariane Veillette-Lebrasseur, étudiante à la maîtrise sous la direction d’Audrey Maheu, résume son travail sur le terrain à l’été 2024.
« Mon projet porte sur le cheminement de l’eau sur les arbres urbains. Pour me permettre de répondre à mes questions de recherche et mes hypothèses, j’ai pris plusieurs mesures liées à l’interception de la canopée, l’écoulement le long du tronc ainsi que certaines données liées aux traits morphologiques des arbres de la plantation à Saint-Bruno-de-Montarville. Au total, 110 arbres ont été échantillonnés et six espèces ont été également mesurées soit l’érable argenté (Acer saccharinum), le chêne à gros fruit (Quercus macrocarpa), le févier d’Amérique (Gleditsia triacanthos), le micocoulier occidental (Celtis occidentalis), le catalpa de l’Ouest (Catalpa speciosa) et l’orme ‘Accolade’ (Ulmus japonica x Wilsonia ‘Accolade’).
Pour mesurer l’interception, nous avons mis en place des pots sous la canopée des arbres. Pourquoi sous la canopée ? Simplement pour récolter les précipitations qui ne seront pas conservées dans la canopée. Les pots ont été pesés après chaque événement de pluie, ce qui nous permettra par la suite de faire la différence entre les précipitations mesurées par les pluviomètres et le poids des pots, ce qui nous donne l’interception pour chaque arbre.
Pour ce qui est de l’écoulement le long du tronc (« stemflow »), des contenants de 3,98 L ont été placés au pied de certains arbres pour recueillir les précipitations le long du tronc. Des tuyaux en plastique, agrafés et collés avec du silicone sur le tronc, finissent leur course dans le contenant au pied de l’arbre. Chaque contenant est pesé après chaque événement. Pour nos valeurs d’écoulement du stemflow, le calcul est sensiblement le même que pour l’interception, c’est-à-dire que nous prenons les données de précipitations des pluviomètres et on les soustrait des valeurs des pesées après les événements de pluie.
Tout au long de l’été, nous avons également recueilli des données sur diverses caractéristiques morphologiques des arbres. Nous avons, par exemple, mesuré la hauteur totale des arbres, l’angle des branches et la rugosité de l’écorce. Toutes les données amassées seront ajoutées à nos analyses pour déterminer si certaines caractéristiques ont des effets importants sur l’interception par exemple. »
Ariane présentera son projet le 26 novembre au Rendez-vous arboricole de la Société Internationale de l’Arboriculture Québec (SIAQ).

