La Chaire ArbrenVil participe au Rendez-vous arboricole 2024 de la SIAQ
novembre 29, 2024Plusieurs membres de la Chaire ont présenté leur projet de recherche dans le cadre du Rendez-vous arboricole de la Société Internationale d’arboriculture – Québec (SIAQ), le 26 novembre dernier. Ariane Veillette-Lebrasseur a discuté de « La pluie, ça va où en ville? » ou plus précisément de l’influence des méthodes d’entretien des arbres urbains sur l’interception et l’écoulement des précipitations. Les mesures prises cet été sur 110 arbres de la plantation expérimentale de Saint-Bruno-de-Montarville sont encore sous analyse, mais il semble que les différents traitement de contrôle de la cime des arbres ne modifient pas la quantité d’eau qu’ils interceptent. Des différences ont toutefois été observées entre les six espèces d’abres.
Nat Kennedy a aussi mené une expérience à la plantation expérimentale de Saint-Bruno. S’intéressant à la biodiversité des sols, elle a présenté l’effet du paillis et des espèces d’arbre sur les communautés mésofauniques du sol. Les paillis de BRF augmentent l’abondance des invertébrés, mais pas nécessairement dans le sol sous le paillis. D’autres études seront menées cet été pour tester les effets de différents types de paillis sur la mésofaune.
La présentation de Clément Nevers comportait plusieurs vidéos de modélisation permettant de visualiser les impacts des arbres et des bâtiments sur le microclimat urbain. En général, les arbres améliorent le confort thermique des piétons. Cependant, lorsqu’ils sont abondamment plantés sur des boulevards orientés dans la direction des vents dominants, ils peuvent réduire la circulation d’air et relativement « emprisonner » l’air chaud.
Trois présentations ont été faites en lien avec l’outil SylvCiT. Le projet de Maxime Nicol, qui travaille sur la prédiction de croissance des diamètres à hauteur de poitrine (DHP), montre que les approches classiques donnent de bons résultats pour les espèces à croissance lente comme les chênes. Maxime teste maintenant différents réseaux de neurones pour améliorer ces prédictions.
Samy Assouane a présenté une application en développement complémentaire à SylvCiT qui permettra d’identifier les espèces d’arbres présentes sur les terrains privés à l’aide de photos de feuilles et de modèles d’intelligence artificielle. Cette application pourra recommander des espèces qui contribueront à la diversité fonctionnelle et répondront aux besoins des personnes utilisatrices. Le projet d’Étienne Comtois vise également à améliorer nos connaissances des arbres privés mais de son côté, il utilise des relevés photographiques de drone. La création d’un jumeau numérique de la ville et de ses arbres à partir des images captées permettra aussi d’analyser leur impact sur les îlots de chaleur.
Finalement, Annick St-Denis a résumé les résultats de deux études parues en 2024 auxquelles elle a contribué et qui portent sur les plans de foresterie urbaine du Canada.
Plus de 130 personnes ont assisté aux présentations qui se sont tenues sur trois avant-midis (du 26 au 28 novembre) et qui ont confirmé l’engouement et la diversité des projets en foresterie urbaine. Merci aux organisateurs !